Logiciels de caisse sécurisés : quelles obligations pour les entreprises ?
Toute entreprise soumise à la TVA qui encaisse des paiements de clients particuliers à l’aide d’un logiciel ou d’un système de caisse doit utiliser un outil sécurisé et conforme aux exigences de l’administration fiscale.
🎯 Objectif : garantir l’intégrité et la traçabilité des données d’encaissement.
Qui est concerné ?
Sont principalement concernés :
• les professionnels assujettis à la TVA
• qui réalisent des ventes ou prestations auprès de particuliers
• et qui utilisent un logiciel ou un système de caisse pour enregistrer les paiements
Ne sont pas concernés :
• les professionnels non soumis à la TVA (franchise en base ou exonération)
• les entreprises dont la clientèle est exclusivement professionnelle (B2B)
L’utilisation d’un logiciel de caisse est-elle obligatoire ?
Non.
Un professionnel peut encaisser ses clients sans utiliser de logiciel de caisse.
En revanche, dès lors qu’un logiciel ou un système de caisse est utilisé, celui-ci doit respecter quatre exigences prévues par l’administration fiscale :
• inaltérabilité des données
• sécurisation
• conservation
• archivage
Ces règles s’appliquent quel que soit le mode de paiement utilisé.
Quels logiciels sont concernés ?
L’obligation concerne tout logiciel ou système intégrant une fonctionnalité de caisse, notamment ceux permettant :
• l’enregistrement d’un paiement
• le suivi des encaissements
Un logiciel multifonction peut également être concerné s’il permet d’enregistrer des paiements avant leur intégration définitive dans la comptabilité.
Comment justifier la conformité du logiciel ?
L’entreprise doit être en mesure de présenter un justificatif attestant de la conformité du logiciel aux exigences fiscales.
Deux possibilités existent :
• un certificat délivré par un organisme accrédité
• une attestation individuelle fournie par l’éditeur du logiciel
📌 À noter : la loi de finances pour 2026 réintroduit la possibilité pour les éditeurs de logiciels d’auto-certifier leurs solutions, via une attestation conforme au modèle fixé par l’administration.
L’entreprise doit veiller à ce que le certificat ou l’attestation corresponde bien à la version du logiciel utilisée.
En cas de contrôle fiscal
L’administration fiscale peut demander ce justificatif :
• lors d’une vérification de comptabilité
• lors d’un contrôle inopiné dans les locaux de l’entreprise
⚠️ En l’absence de certificat ou d’attestation :
• amende de 7 500 € par logiciel ou système non conforme
• délai de 60 jours pour régulariser la situation